Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 13:36

     Comment favoriser la compréhension mutuelle entre la recherche publique et l’entreprise ?        
Toujours à votre service, nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture de notre blog. 

    Vous bénéficierez pour ce faire, de notre expertise ainsi que de celle de nos meilleurs spécialistes partenaires dans les domaines du droit et de la finance ; l’objectif affiché étant de vous permettre une interaction poussée avec notre équipe afin de répondre au mieux à vos attentes. Il vous sera en effet possible de réagir aux articles qui seront publiés. Le blog a besoin de vous !

      Ainsi dans l'espoir de convaincre les derniers réticents, et en guise de conclusion à cette brève introduction, je me permets modestement de citer ces quelques mots d’une célèbre devise Shadok « mieux vaut mobiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes. »

 

Bonne lecture !



L'équipe d'Insavalor

 

Par Nicolas Penet
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 09:16

Parce qu'on n'a pas tous les jours 20 ans, le site d'Insavalor a fait peau neuve pour vous cette année ! Plus d'informations, plus de mises à jour, et un accès toujours aussi facile : www.insavalor.fr. Retrouvez tous les détails de cet anniversaire sur notre site. Voici en guise d'aperçu la vidéo réalisée à cette occasion !

 

 

 

Par Nicolas Penet
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 17:53

Insavalor a 20 ans déjà. Entreprise dynamique, à l’image des chercheurs de l’I.N.S.A. de Lyon que nous souhaitons servir au mieux, notre objectif est simple : tisser des liens étroits entre l’I.N.S.A. de Lyon et le secteur privé. Notre mission: être l’interface entre le besoin des entreprises et les compétences des laboratoires.


Le rôle principal d’Insavalor est donc la conclusion de contrats pour le compte de l’INSA et de ses chercheurs dans le cadre de la réalisation de projets ambitieux et innovants pour l’Industrie. Ceux-ci doivent défendre les connaissances et le savoir-faire de l’INSA pour le plus grand intérêt des chercheurs.
Sans oublier que 50% des retombées financières d’une invention revient au chercheur qui l’a découverte ! Il s’agit d’un régime unique au monde qu’il serait dommage  d’ignorer.

 

En tant que chercheur, vous êtes amenés à côtoyer ce genre de contrat, et c’est pourquoi nous nous proposons de vous fournir, au travers de ce blog, un éclaircissement dans le cadre de ces relations contractuelles. Celui-ci a pour but de vous indiquer de manière relativement succincte à quoi vous vous engagez en signant un contrat, et quels sont vos droits en tant que chercheur. Et « si Insavalor ne vous le dit pas, qui vous le dira ? »

Ainsi, je peux d'ores et déjà vous assurer que « vous ne viendrez plus chez nous par hasard », car « une relation durable, ça change la vie ! ».

 

Par Nicolas Penet - Publié dans : Juriste, pour un monde meilleur !
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 18:10

Prenons une matinée comme tant d’autres. Un Monsieur X achète une baguette de pain (ça fonctionne également avec des croissants) chez son boulanger pour son petit déjeuner, et prend ensuite le bus pour accomplir une nouvelle journée de dur labeur dans son entreprise. Quel est le point commun entre toutes ces actions, somme toute assez banales ?

-          Le contrat !

Chez son boulanger, M. X passe un contrat de vente de baguette (ou de croissants) avec son boulanger. Ensuite, il conclut un contrat de transport avec les TCL en achetant son ticket de bus. Enfin, il va travailler conformément au contrat de travail qu’il a signé avec son employeur. 


Ce bref exemple de notre vie quotidienne montre avec évidence à quel point le contrat y tient une place importante, et c’est pourquoi je me propose gentiment de le définir avec un peu plus de précision.



    Le contrat est un accord de volonté, c'est-à-dire qu’il faut que les cocontractants soient d’accord. Si vous pointez une arme sur la tempe de votre boulanger pour avoir une réduction sur la baguette de pain, ce n’est plus un contrat (et ce, même si le prix de la baguette a beaucoup augmenté).

Une fois que tout le monde est d’accord, le contrat est conclu, et les contractants ont obligation de l’appliquer. Inutile de signer quelque chose pour qu’il soit effectif. Un contrat écrit ne sert qu’à prouver son existence (la note du boulanger joue le même rôle).

 


Pour toute information complémentaire, merci de contacter l’équipe d’Insavalor ! contact@insavalor.fr

Votre juriste tout dévoué, Pierre CAVAILLE.

Par Nicolas Penet - Publié dans : Juriste, pour un monde meilleur !
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 18:11

Insavalor se cache derrière relativement peu de baguettes (cf. l’article précédent), mais se trouve néanmoins être très intéressée par la notion de contrat. En effet, les coûts de R&D étant ce qu’ils sont (soit très élevés), il est de plus en plus fréquent qu’une entreprise mette en place des contrats de collaboration qu’Insavalor se charge de conclure pour le compte de l’I.N.S.A.. Il s’agit ici de contrats complexes, notamment du fait de l’accroissement du nombre de partenaires. Ces contrats, alors qualifiés de « multipartenaire » visent à organiser la collaboration entre ces différentes entités (entreprises, université, centre de recherche…). L’un de leurs principaux objectifs est de prévenir au maximum tout risque de conflits en s’accordant préalablement sur les règles à suivre.

Dès lors, il convient de faire attention à leur contenu. Tout d’abord, celui-ci devra définir le but et l’objet du contrat, ou plus simplement le « qui-fait-quoi-dans-quel-but-et-quel-délai- pour-quelle-contrepartie ».     

 

En outre, le contrat devra impérativement être en mesure de répondre aux questions suivantes :

Qui sera propriétaire de quoi ? Dans quelle mesure (à quel prix, sur quels territoires, pour quelles applications, etc.) chaque partenaire pourra-t-il utiliser, seul ou sur une base non exclusive, les résultats ainsi obtenus par la collaboration ? Comment protéger les résultats ? Qui en décidera et qui en supportera les coûts ? Qui s’occupera de la défense en justice des éventuels droits intellectuels protégeant les résultats contre les contrefacteurs ? A quelles conditions ? 

 

Pour toute information complémentaire, merci de contacter l’équipe d’Insavalor ! contact@insavalor.fr

Votre juriste dévoué, Pierre CAVAILLE.

Par Nicolas Penet - Publié dans : Juriste, pour un monde meilleur !
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 18:18

« Un secret ne vaut rien s’il ne peut être partagé » affirmait il n’y a pas si longtemps encore un ami d’Ally Mcbeal (chacun ses références). C’est tout l’intérêt des contrats de collaborations : une mise en commun de savoir afin d’obtenir un progrès technique qu’il aurait été impossible de réaliser seul. Cela dit, pour garder un avantage concurrentiel, un secret doit tout de même rester un secret. Par conséquent, le secret ne doit être connu que des collaborateurs.

Il convient, dès lors, de s’assurer du traitement confidentiel, par les futurs partenaires potentiels, des informations ainsi échangées et ce, via des contrats de confidentialité adaptés.

 

Revenons à la base, dans un contrat, toutes les parties s’imposent des prestations qu’ils doivent fournir. Par conséquent, dans le cadre d’un contrat de confidentialité, les parties doivent toutes s’engager, d’où la nécessaire clause de réciprocité de confidentialité. Si l’une des parties peut répéter l’information protégée à qui veut l’entendre (ou l’acheter), le contrat n’a plus vraiment de raison d’être. Ce point, aussi basique qu’il y parait, mérite pourtant d’attirer toute votre attention dans la mesure où certains industriels ont tendance à oublier ce type de clause, omettant ainsi de se soumettre à une obligation de confidentialité qu’ils vous imposent.

 

Parallèlement, il faudra soigneusement identifier les données confidentielles et autres éléments du savoir-faire préexistant ou « background » apportés par chaque partenaire ainsi que les droits d’accès ou d’usage qui seront concédés à chacun dans le cadre de la réalisation du projet considéré. Concrètement, le contrat devra comprendre une liste non-exhaustive des informations confidentielles, des personnes en disposant d’un accès, et le but poursuivi. Le « qui-quoi-pourquoi ». Le « pourquoi » est très important, car il permet de justifier que la transmission d’une information X à une personne Y (absentes des listes (non-exhaustives)) est soumise au régime de confidentialité du contrat.


Pour toute information complémentaire, merci de contacter l’équipe d’Insavalor ! contact@insavalor.fr
Votre juriste dévoué, Pierre CAVAILLE.

 

Par Nicolas Penet - Publié dans : Juriste, pour un monde meilleur !
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 18:32

La Recherche et Développement ou R&D fait l’objet de différents contrats : l’expertise, la prestation, la collaboration et les accords de transferts de matériels (MTA) pour ne citer qu’eux. Cette diversité ne doit pas cacher le fait que ceux-ci remplissent des objectifs communs, et utilisent par conséquent des clauses spécifiques qu’il convient de détailler.

Tout d’abord, aucun de ces contrats n’incluent par essence la cession de droits. La propriété des résultats est un point important de la négociation permettant de retirer les fruits de l'effort de recherche. Ainsi, les clauses de cession de droits sont à étudier avec attention. Ces droits de propriété concernent tant le résultat de la recherche, que les connaissances antérieures permettant l’exploitation des résultats dont il est question.

Par ailleurs, la protection du savoir-faire n’est pas non plus à négliger. Celle-ci passe par des clauses de restitution de connaissances, ainsi que des conventions de confidentialité strictes (c’est-à-dire disposant de clauses de réciprocité (à quoi bon se soumettre à la confidentialité si notre cocontractant n’en fait pas autant ?)).

En outre, il est impératif, d’exclure, par avance, toute obligation de résultats dans un contrat de recherche. Il s’agit d’un préalable à toute négociation. Vous ne pouvez pas vous engagez a priori sur l’avancement futur d’une recherche qui est, par nature, incertaine. Cet impératif est d’autant plus grand que la majorité des contrats impliquent des clauses pénales (qui prévoit des pénalités en cas d’inexécution du contrat (comme dépassement des délais)), ce qui peut coûter très cher à l’Etablissement, sans pour autant que vous ne soyez responsable d’une quelconque faute.

Pour autant, l’absence d’un impératif de résultats ne signifie pas qu’un tel contrat ne vous engage à rien. Un chercheur est tenu à une obligation de moyens. Cela signifie qu’il doit mettre en œuvre toutes les conditions nécessaires à la réussite de la recherche qu’il mène, afin que celle-ci puisse aboutir. Cependant, cette obligation (comme toute obligation contractuelle) est soumise à l’obligation de bonne foi, et de loyauté.

Les contrats cadres passés antérieurement ne précisent que rarement le type d’obligations qui sera à la charge du chercheur dans les collaborations à venir, ce qui signifie que ce n’est pas parce que vous entretenez des relations suivies avec une entreprise que vous pouvez vous permettre de bâcler la relecture du contrat.

 

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Votre juriste dévoué, Pierre CAVAILLE.

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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 09:20

Le stagiaire est beau, doux, serviable, efficace, passionné… apparemment inoffensif. Le laboratoire lui met chercheurs de qualité et matériel à disposition, pourquoi en serait-il autrement ?

Et puis non ! Un jour, l’un d’entre eux brevette une invention développée pendant son stage au détriment de l’établissement d’accueil, et là, vous comprenez que ce n'est pas parce que c’est un stagiaire qu’il ne peut pas vous causer de gros problèmes.

 

Il convient dès lors de définir la place du stagiaire dans la propriété intellectuelle. Celle-ci est simple : elle est inexistante dans les textes. 

Certes, un stagiaire est un stagiaire, il poursuit sa formation dans un laboratoire, là où elle avait commencé sur les bancs d’un amphithéâtre. Il a donc peu de chances de créer quelque chose susceptible de pouvoir être protégée, par un brevet par exemple. Mais ayant l’opportunité de côtoyer des professionnels dans leur environnement, et même de participer directement à leurs recherches, avant même l’obtention du diplôme, il parait normal qu’il se soumette à certaines règles.

Dans un premier temps, l’obligation de confidentialité. Celle-ci est également demandée aux chercheurs pour éviter tout pillage. Elle parait évidente, mais comme rappelé ci-dessus, le stagiaire n’ayant pas d’obligation légale du point de vue de la propriété intellectuelle, la signature d’une Convention de confidentialité s’impose.

Dans un second temps, une Convention de cession de droits est également utile. Celle-ci n’a que peu de chance de servir, mais elle permet d’éviter des litiges quant à la propriété des droits sur les résultats obtenus. Ceux-ci appartiennent à l’établissement. Pour être efficiente, la Convention doit cibler au maximum le sujet de la recherche, afin de cerner au mieux les droits cédés ; il est impossible de céder des droits a priori que l’on ignore. En outre, il est également conseillé de rémunérer le stagiaire (en plus de la mise à disposition de locaux, de matériels et de personnels) pour limiter les risques de revendications qui pourraient survenir en cas de stagiaires procéduriers. Les 398,14€/mois réglementaire peuvent suffir.

 

Une fois ces conditions remplies, la formation du stagiaire peut se faire sereinement en bonne intelligence, pour ne se concentrer que sur l’objectif important : le progrès de la Science !

 

 

 

 


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Votre stagiaire dévoué, Pierre CAVAILLE.

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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 00:00

Pour être brevetable, une invention se doit entre autre[i]  d’être nouvelle. La nouveauté doit se comparer avec l’état des connaissances actuelles. Lorsqu’une information est divulguée, celle-ci n’est plus nouvelle ; elle fait partie du patrimoine public. En d’autres termes, une publication scientifique antérieure à une demande de dépôt de brevet rend celle-ci caduque. Inversement, un brevet nécessite une certaine confidentialité imposant un moratoire de fait sur toute publication.

Le brevet est nécessaire à la recherche afin d’attirer les investissements dont elle a cruellement besoin. Par ailleurs, le progrès scientifique passe par la publication, évitant ainsi une sans cesse réinvention de la roue. Par conséquent, la publication et le brevet ont la même finalité, mais sont apparemment incompatibles.

                Apparemment seulement, car il est préférable de considérer ces outils comme étant complémentaires. Preuve en est, un brevet fait quoiqu’il arrive l’objet d’une publication automatique 18 mois après le dépôt de sa demande. Il suffirait de ne pas publier avant la publication de la demande officielle de dépôt, et de manière générale, veiller à ne pas divulguer d’informations qui seraient absentes de la demande de brevet pour concilier ces deux outils.

Il paraît nécessaire de lutter contre l’idée selon laquelle déposer un brevet sur une technique novatrice ou sur un nouvel instrument constitue une entrave à la diffusion des connaissances et empêche toute publication scientifique. Statistique à l’appuie : en 2003, seulement 4% des brevets déposés à la fois en Europe, au Japon et aux Etats-Unis sont français, ce qui place notre pays loin derrière l’Allemagne avec 13%, le Japon avec 26% et les Etats-Unis 36% qui ne sont pourtant pas en reste côté publications (cf. critère de Shanghaï). Le brevet, au même titre que la publication doit être considéré avant tout comme un instrument de valorisation de la recherche, permettant les collaborations publiques-privées qu’Insavalor se charge de mettre en place. C’est aussi le moyen choisi par le Gouvernement pour développer les collaborations publiques-privées, et ainsi passer la part de la recherche française de 2,2% à 3% du Produit intérieur brut (PIB) d’ici à 2010.


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Votre juriste dévoué, Pierre CAVAILLE.




[i] Un brevet nécessite une invention nouvelle, résultant d’une activité inventive, et étant susceptible d’application industrielle.

Par Nicolas Penet - Publié dans : Juriste, pour un monde meilleur !
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